Le SFSO, mon battement de coeur

RÊVES DE JEUNESSE

Tout a commencé en 1999 lorsque j’ai obtenu mon baccalauréat. J’avais 17 ans. Un âge légèrement en-dessous de la moyenne de 18 ans qu’ont généralement les jeunes qui entrent à l’université. J’avais des rêves plein la tête et surtout un sentiment de liberté. Du primaire à la fin du collège, j’avais fait un parcours sans faute. Pas le moindre redoublement en treize années d’études! Maintenant que j’avais obtenu le bac, je n’aurais plus de compte à rendre aux parents et pourrais prendre mes décisions sans me laisser influencer par eux. Du moins, c’est ce que je croyais.

LE CONTRAT : LA RÉALITÉ DU TERRAIN ET LES RÊVES DE MON PERE

Seulement quelques jours après mon bac, les premières désillusions ont commencé. Moi qui avais toujours rêvé faire des études de publicité me voici contrainte de choisir une autre filière d’études. La raison? Elle était toute simple. A ce moment-là, ces études n’étaient pas disponibles au Bénin. Soit j’acceptais de faire des études en Communication d’entreprise à la place, soit je m’inscrivais dans l’unique université publique de l’époque pour y suivre des études de Droit et d’Anglais pendant 3 ans. Bien que la première option semblait se rapprocher davantage de mon aspiration, je déclinai en faveur de la seconde option. Pourquoi? Parce que mon père avait réussi à modifier mes perspectives. Son ambition pour moi allait au-delà des frontières du Bénin, notamment en France. Comme tous les jeunes de cet âge, l’occident représentait un eldorado qui valait bien qu’on se sacrifie pour. Mon père voulait bien me faire partir en France pour y faire mes études de publicité, mais pas à l’âge de 17 ans…..Il était hors de question de me laisser sortir du cocon familial aussi jeune. Sans doute qu’en tant que professeur d’université et lui-même ayant fait des études à l’étranger, il ne connaissait que trop bien les pièges qui parsemaient un tel parcours. Nous avons alors passé un contrat pour le moins inattendu ; Je ferais des études de publicité en France, à condition de passer d’abord trois ans à l’Université Nationale du Bénin (actuelle Université d’Abomey-Calavi). Il avait ficelé tout le plan à l’avance. Je devais faire une double inscription (inscription simultanée dans deux filières différentes) en faculté de Droit et en faculté d’Anglais. Ayant fait une série littéraire, le choix de l’Anglais me paraissait logique, mais je ne comprenais pas celui du Droit. Voici les arguments qu’il me donna pour justifier: “L’Anglais est une langue indispensable aujourd’hui quel que soit ton projet professionnel. Le Droit t’aidera à connaitre tes droits et tes devoirs. On en a tous besoin à un moment ou un autre de notre vie. Ce n’est donc pas perdu”. Ces arguments me semblaient justes alors je n’ai pas discuté et ai suivi ses conseils. Mais au fond de moi, ce n’était qu’un moyen d’obtenir mon quitus pour partir en France.

Jamais au cours des trois ans qui ont suivi, je ne me suis vue faire carrière dans l’un ou l’autre de ces domaines. Inutile de souligner que même si j’ai obtenu un passage régulier de la première année à la licence, dans chacune des deux filières, je n’ai ressenti en moi aucune passion à faire ces études. Ces trois années ont été pour moi des années sabbatiques au cours desquelles je n’ai ressenti ni la pression de réussir, ni celle de donner le meilleur de moi-même. Ces études étaient faites pour plaire à mon père et si je dois reconnaître que jusqu’à ce jour j’en exploite les acquis, je ne les revendique absolument pas comme des choix personnels.

CHANGEMENT DE REPÈRES : UNE ANNÉE DE DÉPARTS

L’année de ma licence qui marquait aussi celle de mon départ en France, un drame frappa ma famille. Mon père nous quitta brutalement. Me voici devenue orpheline à quelques jours de mes 20 ans. Dans notre contexte africain, le décès du père met souvent un point final à l’avenir des enfants. Car il se pose la question de la prise en charge matérielle des enfants. Grâce à Dieu, ma mère n’était pas une femme au foyer et était cadre dans l’une des plus grandes banques du pays. Je peux affirmer que la réalisation de mon rêve a pu se faire aussi grâce à cela. Ma mère était au courant de mon accord avec mon père quant à mon départ en France et me promit que je partirai cette année-même comme prévu. Avec l’aide de Dieu elle réunit, en quelques mois seulement, les fonds nécessaires pour mon voyage, mon installation, mon inscription et pour tenir les premiers mois.

Chose curieuse cependant, elle insista pour que je poursuive mes études de Droit en France au lieu de me réorienter vers la Publicité comme je l’avais toujours souhaité. Son argument pour me faire entendre raison était que j’avais déjà fait le Droit jusqu’en année de Licence. Ce serait un gâchis de laisser tomber à seulement un an de la Maitrise. Pour elle de toute façon, le Droit offrait une certaine garantie en termes de débouchés professionnels, ce qui n’est pas forcément le cas pour les études de Publicité. Au pire, cela me donnerait une double compétence professionnelle, si je décidais de poursuivre plus tard dans la Publicité. Évidemment, après trois ans d’études dans un domaine pour lequel je ne ressentais aucune passion, je ne l’entendais pas de cette oreille. Cependant, pour faciliter mon inscription dans les universités françaises, j’ai dû demander une réinscription en Licence de Droit afin d’assurer une certaine cohérence à mon dossier et éviter tout refus. Grace à cette stratégie, j’ai obtenu l’autorisation de m’inscrire dans deux universités de province. Cette année supplémentaire en Droit n’était pour moi rien d’autre qu’une transition que j’utiliserais d’une part pour m’intégrer dans ce nouvel environnement et trouver mes repères. D’autre part, elle m’aiderait à trouver la meilleure école pour y faire mes études de Publicité car en réalité, ce rêve m’habitait toujours malgré les années. Mon année de Licence de Droit en France fut un échec cuisant! Je ne parvins pas à obtenir la moyenne requise pour être admise en année supérieure. Plusieurs raisons à cet échec. D’abord, je me suis retrouvée seule dans un environnement que je ne connaissais absolument pas. Affronter l’hiver a été un challenge de taille car je venais d’un pays au climat tropical où la température descendait rarement en-dessous des 20°C. M’habiller convenablement pour me protéger du froid était nouveau pour moi. A l’université, le programme que j’avais suivi au Bénin était légèrement différent de celui que je découvrais. Je devais donc redoubler d’effort pour suivre le rythme. Je compris pour la première fois que la bonne volonté ne suffisait pas pour réussir. Cette année fut pour moi une leçon et une grande désillusion. La France n’est pas cet eldorado dont rêve tant de jeunes africains.

FACE A L’ÉCHEC S’ACCROCHER A SA VISION ET… REBÂTIR

Après la désillusion de l’université, je résolus de trouver une école pour commencer mes études de Publicité. Ayant un niveau Bac+3, j’espérais bénéficier d’une autorisation pour m’inscrire directement en année de Licence. Après tout, n’avais-je pas déjà perdu quatre bonnes années après mon bac? A ma grande surprise, l’école me refusa une équivalence au motif simple que Droit et Communication n’avaient aucun point commun. Ce qui est vrai! Après d’âpres négociations, j’obtins tout de même une autorisation d’inscription en 2ème année. J’avais rétrogradé certes, mais au moins, j’allais enfin pouvoir faire des études qui me passionnaient. Je n’étais pas pour autant au bout de mes challenges. Il me fallait d’une part convaincre ma mère de me laisser changer de filière et d’autre part trouver le moyen de financer ces études qui coûtaient dix fois plus chères que mes études de Droit. En effet, les formations à l’université sont subventionnées par l’Etat et coûtent beaucoup moins chères que les formations dans les écoles privées. Un véritable casse-tête qui n’entacha pourtant en rien mon moral. J’arrachai difficilement l’accord de ma mère puis optai pour un financement de mes études par un prêt bancaire. Je ne regrette pas mon choix! Si c’était à refaire, je rempilerais.

Lorsque les circonstances ont trop duré dans votre vie, il faut savoir se faire violence pour reprendre les commandes. Mes études de Publicité m’ont ouvert les yeux sur la réalité du marché de l’emploi, notamment l’importance d’acquérir de l’expérience professionnelle par le biais des stages. En 4 années de Droit, je n’avais jamais été confrontée au monde professionnel.

RÉUSSITE ET REVELATION…

Un jour, j’entendis parler du Salon de l’Étudiant et cela suscita ma curiosité. Qu’est-ce que cela pouvait bien être? Je décidai d’aller visiter ce salon et ce que je vis ce jour-là bouleversa le reste de ma vie. Il s’agissait d’un salon exclusivement destiné à l’orientation des jeunes. Wahou…des centaines d’écoles et universités y exposaient. Des conférences et ateliers offraient des espaces de discussion. Le salon s’étendait à perte de vue et une foule de visiteurs s’y empressait. Mon Dieu!!!! Si seulement j’avais pu visiter ce salon avant mon bac, j’aurais gagné du temps! Je pensai alors à tous les jeunes de mon pays qui erraient à l’université et qui abandonnaient, pour certains, les études parce qu’ils n’arrivaient pas à trouver leur voie. Ce salon est une mine d’informations et une solution efficace pour l’orientation des jeunes. Pourquoi il n’en existait aucun dans mon pays?

Après 4 ans d’études de Communication-Publicité, j’obtins mon diplôme de Master 2 au CELSA (la meilleure école de communication de France), une école de l’Université de Paris Sorbonne. Ayant atteint mon objectif de formation, je choisis de rentrer au Bénin pour y faire bénéficier des compétences acquises. J’y ai créé mon agence de conseil en communication en 2009 pour accompagner les entreprises dans l’élaboration de leurs stratégies de communication. Mais j’ai également, voulu apporter ma contribution à l’orientation des jeunes, en mettant mes compétences en Évènementiel dans l’organisation d’un salon dédié à l’orientation scolaire et professionnelle des jeunes. C’est ainsi qu’est née en 2010, le Salon des Formations Supérieures et de l’Orientation  (SFSO), une plateforme qui réunit tous les acteurs de l’éducation au Bénin, pour informer et accompagner les nouveaux bacheliers, les étudiants et leurs parents dans le choix des études universitaires. Très rapidement, ce salon est devenu LE rendez-vous incontournable en matière d’orientation Académique au Bénin.

RECONNAISSANTE

Dans une perspective rationnelle on pourrait considérer que passer huit ans à l’université pour obtenir un Master 2 équivaut logiquement à une perte sèche. Cependant, je crois que Dieu a fait de ce cursus une source d’inspiration pour transformer, inspirer et faire gagner du temps à plusieurs milliers de jeunes.

Je suis reconnaissante aussi d’avoir eu des parents soucieux de mon projet universitaire et qui ont pu s’y investir tant moralement, intellectuellement que matériellement dans sa réalisation même s’ils n’en ont pas toujours épousé les contours. Un projet d’études universitaire est aussi l’affaire des parents qui seront souvent les premiers investisseurs et ceux qui connaissent le mieux le caractère des jeunes adultes qu’ils auront conduit aux portes de l’autonomie. Chacune des éditions du Salon des Formations Supérieures et de l’Orientation (SFSO) m’a permis de constater à quel point parents et étudiants étaient à la recherche d’informations pour confirmer ou infirmer des choix qui paraissaient évidents.

Enfin, je voudrais remercier tous nos partenaires (administrations, écoles, instituts et entreprises) qui tout au long de ces années se sont appropriées le concept. Le marché de la formation et celui de l’emploi ne posent pas que des problèmes basiques d’offre et de demande. Il s’agit de ressources fondamentalement humaines et de choix de destinées, de vocations, d’identités personnelles, générationnelles.

L’orientation scolaire et professionnelle des jeunes est pour moi LA CAUSE qui surpasse toutes les causes, en matière d’éducation. Je ne me lasse pas de conseiller les étudiants et nouveaux bacheliers sur leurs choix d’avenir et de les interpeller sur leurs ambitions professionnelles. Faire en sorte que plus aucun jeune au Bénin ne soit laissé pour compte au moment d’entrer à l’université, est mon battement de cœur.

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Gérer le stress des examens de fin d’année!

La période des examens approche à grand pas, avec son lot de stress, de doute et d’interrogation. A l’angoisse, s’ajoute la fatigue liée à ces mois de longue préparation. Nous avons tous connu cette peur de ne pas être à la hauteur et d’échouer. Cependant, il y a quelques astuces qui permettent de bien gérer le stress pour éviter qu’il ne prenne trop de place au cours des dernières révisions. Qu’est-ce que le stress? Comment se manifeste-il? Que faire pour en sortir?

Le stress est une réaction chimique que nous éprouvons quand nous sommes confrontés à quelque chose qui crée une tension ou une pression. Si nous sommes nerveux, par exemple, cela peut mener à du stress. Un léger stress à l’approche d’un examen, peut contribuer à une préparation plus intense et plus efficace. Toutefois, un état de stress trop élevé a l’effet inverse et conduit à faire des erreurs.

Le stress se manifeste le plus souvent par des signes visibles tels que: l’agressivité, un travail acharné et sans répit, la panique et l’isolement. Si vous reconnaissez la manifestation de l’un de ces signes, réagissez vite ! L’agressivité conduit le plus souvent à la colère et des tensions. Faites du sport pour évacuer cette tension ! Footing, natation, tennis, basket, vélo…. Optez pour le sport qui vous fait le plus plaisir. Et si vous n’êtes pas très sportif, contentez-vous d’une promenade de 20 à 30 minutes par jour. Voilà un excellent moyen de recharger vos batteries et de vous défouler en pensant à autre chose.

Est-ce que vous camouflez votre stress en faisant toujours plus? en peaufinant sans cesse les détails? ou en réduisant le champ des impasses? Dans ce cas, le stress vous aidera certes, à très bien vous préparer mais vous ne parviendrez pas pour autant à vous libérer de la pression. Appuyez-vous sur vos points forts et votre capacité à vous organiser et à planifier. Fixez-vous des objectifs réalistes et allez à l’essentiel. Surtout, faites-vous plaisir et divertissez-vous pour lâcher la pression !

Un état de stress élevé peut vous donner l’impression à l’approche de l’échéance des examens que malgré la préparation, vous ne connaissez rien. Pas de panique ! Ne perdez pas vos moyens et ne vous dispersez pas. Faites des exercices de respiration profonde pour calmer les émotions qui vous submergent. Si vous ne supportez plus personne et ressentez le besoin de vous isoler, parlez-en à vos proches afin de ne pas augmenter les tensions. Ils comprendront et veilleront à vous laisser votre espace.

Pourquoi il est si important de bien gérer son stress à l’approche des examens? Parce que le stress affecte votre capacité à mémoriser. C’est la conclusion à laquelle sont parvenus des chercheurs américains. En effet, ils ont montré que cet état physiologique provoquait la libération d’une hormone particulière dans le cerveau, appelée la protéine kinase C. Or celle-ci a un impact négatif sur la mémoire. Ainsi, trop de pression durant un examen risque de vous faire perdre tous vos moyens.

Savez-vous que les révisions ne sollicitent pas que votre mémoire, mais affecte également votre corps ? Voilà pourquoi vous devez prendre soin de votre corps. La fatigue est un véritable accélérateur de stress. Veillez à dormir suffisamment malgré la charge de travail. Il ne s’agit pas nécessairement de se coucher plus tôt, mais de trouver votre rythme. Par exemple, si vous dormez moins la nuit, compensez par une sieste dans la journée.

Prendre soin de son corps, c’est aussi adopter un régime alimentaire équilibré. Évitez de manger trop gras, trop sucré et trop lourd, surtout le soir. Préférez les aliments riches en vitamines, en protéines et les sucres lents. Privilégiez dans la mesure du possible les fruits, légumes et produits laitiers.

Pour finir, voici quelques conseils pour bien gérer votre stress :

  1. A la veille de l’examen
  • Faites quelque chose qui n’a rien à voir avec vos cours !

A la veille des examens, ce n’est plus le moment de réviser. Tout ce qu’il vous reste à faire, c’est vous détendre dans la mesure du possible pour composer le lendemain avec sérénité. Comment occuper cette veille d’examen? Faites une promenade dans le quartier, rendez visite à des amis (pas ceux qui vont vous demander si vous avez bien révisé ci ou ça !), faites du sport… bref, faites en sorte de mettre vos neurones au repos !

  • Mangez léger et couchez-vous tôt

Tous les parents connaissent parfaitement cette règle. Mangez léger pour éviter toute sensation de lourdeur au moment du coucher et surtout, couchez-vous tôt pour faciliter votre réveil le jour J.

2. Le jour J

  • Gardez une attitude positive

Entrez dans la salle d’examen avec l’assurance que tout se passera bien. Dites-vous que vous serez interrogé sur ce que vous connaissez le mieux, que vous serez inspiré et que tout se déroulera dans la fluidité.

  • Prenez le temps de lire le sujet entièrement avant de vous lancer

Une fois l’épreuve entre vos mains, respirez à fond et prenez le temps nécessaire pour lire le sujet du début à la fin. Même si le sujet vous est familier, ne vous précipitez surtout pas. Lisez posément, puis lancez-vous!

  • Ne vous comparez jamais aux autres

Dans la salle d’examen, ne promenez pas des regards inquiets en cherchant à évaluer le nombre de pages que le voisin est en train d’écrire. Non seulement cette attitude vous déconcentrera, mais en plus vous augmenterez la pression. Ce qui peut engendrer une panique et vous pousser à l’erreur.

Mon mot d’encouragement à tous les candidats aux divers examens

Un examen, c’est une évaluation comme une autre. Vous vous y préparez depuis des mois et vous avez sacrifié tant de choses. C’est le moment de donner le meilleur de vous-même. Rejetez toute pensée d’échec ! Vous êtes un compétiteur et aucun athlète ne court pour perdre la course. Gardez à l’esprit cette pensée de gagnant ! Si vous pensez n’avoir pas correctement réussi l’une des épreuves, ne restez pas bloqué dessus. Avancez !!!! Il vous reste encore d’autres épreuves à passer et tant que la dernière épreuve n’est pas terminée, rien n’est joué. Bon courage à vous et surtout plein succès pour votre examen !

 

Se relancer après plusieurs échecs

Après plusieurs semaines d’absence, je vous reviens plus en forme que jamais. Comme vous m’avez manqué ! D’entrée de jeu, je tiens à vous rassurer sur le thème du présent post. Il ne s’agit nullement d’une énième théorie sur la réussite ni de conseils tout droit sortis des « laboratoires de coaching »….. Loin s’en faut ! Ce titre pourrait bien résumer un pan de ma vie. De quoi encourager une personne qui croyait tout espoir perdu à cause des échecs à répétition. Dans une société où les apparences comptent plus que la vérité, l’échec est devenu un tabou. Mais l’échec est-il une si mauvaise chose? Comment se relever quand on passe par un cycle d’échecs répétés?

Un peu de littérature pour commencer. Le dictionnaire LE ROBERT définit l’ECHEC comme « le fait de ne pas réussir, de ne pas obtenir quelque chose« . Le dictionnaire LAROUSSE quant à lui définit l’ECHEC comme « le résultat négatif d’une tentative, d’une entreprise, le manque de réussite ; défaite, insuccès, revers« . Il faut reconnaitre que tout échec est toujours dur à encaisser, surtout si c’est un premier échec, c’est encore plus dur. L’échec plombe le moral et nous remplit de sentiments négatifs (abattement, découragement, tristesse, colère…). Face à l’échec, la première attitude consiste dans la plupart des cas à se replier sur soi, à pleurer à longueur de journée, à se couper de toute vie sociale et exprimer sa douleur. Sans nier l’échec, il nous faut prendre du recul et analyser les circonstances qui ont contribué à l’échec et en tirer des leçons. Voici quelques questions à se poser : A quel point ai-je manqué mon but? Pour quelles raisons ai-je échoué ? Avais-je le bon profil ? Etais-je réellement motivé(e) ? Et ai-je mis toutes les chances de mon côté ?

Dans la réalité, tous ceux qui ont connu la réussite, reconnaissent avoir d’abord essuyé plusieurs échecs qui leur ont ensuite inspiré des solutions innovantes qui les ont hissé au sommet. Tout est une question de perspective : celle de choisir de faire de l’échec un naufrage ou un tremplin. L’échec est naturel et fait partie du processus de la maturité. L’école nous enseigne que ce sont les plus faibles qui échouent mais le cycle de la vie nous apprend que l’échec contribue à notre construction personnelle. Comme le dit Henry Ford : Échouer, c’est avoir la possibilité de recommencer de manière plus intelligente. Un échec n’est donc pas une fin en soi, ou encore moins synonyme d’incapacité. J’aime cette citation de Morihei Ueshiba qui dit : L’échec est la voie du succès ; chaque erreur nous apprend quelque chose.

Je me rappelle encore de cet après-midi où j’étais allée consulter mes résultats du BEPC, la peur au ventre. J’avais beau parcourir du regard la liste des admissibles, je ne parvenais pas à y repérer mon nom. Mes yeux étaient embués de larmes. Mon monde s’écroulait. Comment informer mes parents que j’avais échoué? Moi qui avais connu jusque-là un parcours sans faute? Après quelques jours de moral à zéro, j’ai décidé de changer de perspective. Je n’avais pas décroché mon BEPC, mais je passais en classe de Seconde. Qu’à cela ne tienne, je me présenterais à nouveau l’année suivante, en cumulant le programme de la classe de Seconde et la préparation du BEPC en tant que candidate libre. La tache ne fut pas aisée mais j’ai tenu le pari et obtenu mon BEPC en classe de Seconde, ainsi que mon passage en classe de Première. Je me suis surpassée et découverte une détermination que je ne me connaissais pas. De cette période, je retiens que nos échecs d’aujourd’hui ne déterminent absolument pas notre avenir. Nous avons toujours la capacité de réécrire l’histoire. L’échec est une situation passagère.

L’échec affecte le plus souvent notre estime de soi, car on ne dissocie pas l’échec de notre personne : J’ai échoué, donc je ne vaux rien. Si vous êtes actuellement dans la spirale de l’échec, remémorez-vous cette citation de Robert H. Schuller : L’échec ne signifie pas que vous êtes un échec, cela signifie simplement que vous n’avez pas encore réussi. Alors que vous semblez être au cœur de la « tempête », apprenez à célébrer vos réussites, aussi insignifiantes soient-elles. Cela vous apportera un bol d’air et vous évitera le naufrage. Félicitez-vous pour chaque cap franchi. Cela vous aidera à remplacer vos pensées négatives par de meilleures pensées.

La solitude amplifie le sentiment d’échec. L’une des recettes que j’applique régulièrement pour me relancer après un échec, c’est de me mettre au service des autres. Contribuer à la réalisation d’un projet par mes idées, mes compétences, mon temps, est un excellent moyen de reprendre le dessus et surtout de redéfinir mes orientations. De même, partager les réussites des autres nous rappelle que l’échec n’est qu’une étape. Ce qui nous pousse à travailler notre résilience (capacité à vivre, à réussir et à se développer en dépit de l’adversité) et notre persévérance (persister malgré les difficultés). De plus, le travail en équipe booste la créativité et apporte du sang neuf à votre vision. Vous investir dans un projet autre que le vôtre vous apportera une nouvelle méthode de travail et mettra en lumière les insuffisances qui ont été à la source de l’échec que vous avez connu, tout en renforçant vos acquis.

Beaucoup connaissent les exploits du plus grand icône du basket-ball, Michael Jordan. Mais peu savent la vérité qui sous-tend toutes les réussites qu’il a pu avoir. Cette vérité est la suivante : l’échec et la persévérance ont fait partie du tableau de son parcours.

Michael Jordan: « J’ai raté plus de 9000 tirs dans ma carrière. J’ai perdu près de 300 matchs. 26 fois, on m’a fait confiance pour tirer le panier gagnant et j’ai raté. J’ai échoué maintes et maintes et maintes fois dans ma vie. Et c’est pour cela que je réussis« .

Le seul vrai échec consiste à ne pas essayer ou à abandonner la course avant même d’avoir commencé.  Quelle que soit la situation que vous traversez, sachez que d’autres y sont passés avant vous. Relevez-vous et recommencez ! Vous avez du potentiel. Exprimez-le.

 

Ne subissez plus votre emploi….!

Le choix de carrière est un processus. Il n’y a pas de voie toute tracée qui mène à la réussite. L’expérience, le temps, l’effort et l’engagement sont des atouts nécessaires pour construire une carrière. Après toutes ces années à militer pour une bonne orientation professionnelle, j’en suis toujours au même constat: POURQUOI TANT DE PERSONNES NE SONT PAS HEUREUSES DANS LEUR MÉTIER? Cette question pourrait bien faire l’objet d’une thèse doctorale, tant le sujet est complexe. Dans l’un de mes posts, j’ai fait référence à un outil qui m’a apporté un début de solution, dans mon besoin de redéfinir ma carrière : il s’agit de Career Direct. Nous découvrirons ensemble comment cet outil en apparence banale peut vous aider à sortir de l’ornière professionnelle et à trouver votre voie.

D’entrée de jeu, j’ai une question pour vous. Pourquoi travaillons-nous? Une question simple mais qui renferme tous les maux de notre société. A cette question, bon nombre d’entre nous seraient tentés de répondre ceci : Je travaille pour gagner ma vie, c’est-à-dire pour atteindre des objectifs matériels et parvenir à un statut social et gagner en influence. Ainsi, le travail devient uniquement un moyen de gagner de l’argent. Tant de personnes ont un emploi et un revenu financier élevé, sans pour autant être satisfaits. La seule motivation pour poursuivre une carrière professionnelle aujourd’hui est d’obtenir le prestige et des revenus confortables. Quelle belle erreur! Savez-vous que chacun de nous possède des forces, des compétences et des capacités uniques et sans une pleine conscience de celà, il nous est impossible d’en tirer tout le potentiel ? Le monde nous enferme dans un système de pensée unique qui ramène tout à l’argent et au dur labeur. C’est principalement sur ce point que le test Career Direct nous aide à réajuster nos perspectives.

Avant de faire des études et obtenir des diplômes, notre priorité devrait d’abord être de découvrir notre « forme ». En effet, connaitre notre forme nous évite, une fois sur le marché de l’emploi, d’essayer de faire passer une forme cubique par un trou circulaire. C’est ainsi que de nombreuses personnes se sentent prisonnières de carrières qui ne reflètent pas leur personnalité, ni le but de leur vie. Pour mieux se connaitre, Career Direct évalue dans quatre domaines : la personnalité, les centres d’intérêt, les compétences et les valeurs. Mais au-delà d’une évaluation, il s’agit davantage d’une (re)découverte de soi, car cet outil nous rappelle qu’il n’y a pas de mauvaise personnalité en soi. Chacun de nous a sa spécificité et doit la valoriser, la perfectionner pour se positionner dans le couloir de sa destinée.

Tous les styles de personnalités sont bons et nécessaires dans la société et donc dans la vie professionnelle. Tous ont des points forts et des points d’amélioration. C’est la raison pour laquelle vous devez connaitre votre personnalité lorsque vous faites un choix de carrière. Il vous sera alors facile d’identifier les métiers qui correspondent à vos tendances naturelles, vos intérêts, vos capacités et vos valeurs. De même que les entraineurs ont besoin d’athlètes de différentes tailles et rapidités pour jouer aux différents postes, les employeurs ont besoin de différents styles de personnalités pour construire des équipes solides.

Career Direct vous aide par ailleurs à clarifier vos centres d’intérêt en les classant par catégorie : les activités professionnelles, les passions et les loisirs. Les centres d’intérêt sont très importants parce que nous avons de la joie et sommes plus motivés lorsque notre travail coule de source. L’objectif ici consiste à identifier les vraies motivations derrière l’intérêt porté à une activité donnée et de dissocier un loisir d’une activité professionnelle.

La section qui suit les centres d’intérêt est celle des compétences et capacités. Il semble évident que nos talents doivent s’exprimer dans notre métier. Le travail procure plus de joie et est plus productif, lorsque nous le faisons dans un domaine où nos capacités naturelles s’expriment. Le travail n’est plus un dur labeur et devient même un plaisir car nous n’avons plus l’impression de fournir des efforts pour obtenir du résultat. Travailler dans un domaine où nous avons des compétences naturelles nous permet de commencer au niveau 5 pour atteindre le niveau 10, au lieu de commencer au niveau 1 dans l’espoir d’atteindre le niveau 10. Career Direct vous aide à dresser une liste de vos compétences, de la plus élevée à la plus faible.

Le domaine final du rapport de Career Direct concerne les trois catégories de valeurs : l’environnement de travail, les attentes dans le travail et les valeurs de vie. Le but est de considérer nos priorités et nos valeurs, tout en se posant les questions suivantes :

  • Est-ce que mon travail correspond à mes besoins ?
  • Est-ce que ma marche (mes actions, ma vie) correspond à mon langage (ce que je dis, ce que je crois) ?

La plupart des personnes ne considèrent pas leurs priorités d’une manière globale, lorsqu’elles sont sur le marché de l’emploi. C’est pourtant un facteur déterminant pour réussir sa carrière.

Career Direct est un outil d’évaluation très complet qui ne se résume pas à un rapport mais pousse également à l’action en offrant la possibilité au candidat d’élaborer un plan d’actions conformément aux nouvelles orientations qu’il désire donner à sa carrière.

Je finis cet article sur cette citation: « Si un homme est appelé à être balayeur de rue, il doit nettoyer les rues de la même manière que Michel-Ange peignait, ou que Beethoven composait de la musique. Il devrait nettoyer les rues si bien que celui qui demeure dans les cieux et sur la terre s’arrête pour dire: Ici demeure un grand balayeur qui a bien accompli son oeuvre » – Dr Martin Luther King Jr.

Pour passer le test d’évaluation Career Direct, veuillez contacter un consultant en ligne, sur le site web https://careerdirect-ge.org

Reconversion professionnelle: mode d’emploi

Le mois de mars s’ouvre déjà… Encore quelques semaines pour boucler le premier trimestre de l’année. Pour les candidats à la reconversion professionnelle, c’est l’heure des premiers bilans. Suite à mon précédent article sur « Les clés pour opérer une reconversion professionnelle sans se tromper », j’ai eu beaucoup de commentaires en messages privés. Chez beaucoup de lecteurs, cet article a remué la soupe et rappelé à ceux qui hésitent encore qu’il est temps de se jeter à l’eau.

Dans son message privé, une amie-soeur m’a répondu ceci : « Je viens de lire ton article sur la reconversion professionnelle. Cela fait partie de mes engagements pour 2018. Je veux mener ce projet sans me tromper. J’attends donc la suite de ton article… » Grand était mon embarras à la lecture de son message. La suite…? Mais quelle suite? Je n’en avais prévu aucune. Toutefois, les messages que j’ai continué à recevoir en privé d’autres lecteurs m’ont convaincu qu’il fallait donner une suite à cet article.

Je vous propose donc d’aborder la reconversion professionnelle, d’un point de vue pratique. En effet, la reconversion professionnelle peut prendre trois formes majeures:

  • le demandeur d’emploi ne trouvant pas d’emploi dans son domaine et qui est contraint de changer de voie
  • le salarié qui souhaite obtenir une promotion via un emploi plus valorisant ou changer de secteur d’activité
  • le salarié qui souhaite lancer sa propre entreprise.

Pour chacune de ces catégories, la reconversion professionnelle ne sera pas engagée de la même manière. Si vous êtes déjà salarié, pour changer de métier, vous devez être sûr de votre choix. Pour vous faire une idée précise du métier vers lequel vous orienter, interrogez des professionnels du domaine pour mieux cerner le potentiel du marché. Pour les demandeurs d’emploi, l’Agence Nationale pour l’Emploi (ANPE) offre des programmes d’accompagnement assez diversifiés pour faciliter leur réinsertion professionnelle. Plus de détails sur www.anpe.bj ou sur le site web de l’agence locale de votre pays.

De leur côté, les salariés peuvent solliciter leur employeur lors de l’entretien annuel par exemple, afin d’intégrer un plan de formation et d’obtenir une autorisation d’absence ou une mise en disponibilité.

Cette fois encore j’insiste sur la nécessité de faire votre bilan de compétences. Vous pourrez alors réfléchir à un parcours de formation pour changer de métier. Voici un lien très intéressant que j’ai décroché pour vous sur la toile lors de mes recherches : https://www.penser-et-agir.fr/bilan-de-competences/. L’auteur y explique de façon détaillée comment faire votre bilan de compétences en 4 étapes, sans passer par un conseiller en ressources humaines. Le site vous offre également en téléchargement gratuit, un e-book sur la reconversion professionnelle. Le livre vous explique comment trouver ou créer le métier qui vous correspond. Au fil de la lecture, il vous emmène à répondre à des questions comme: Que souhaitez-vous faire de votre vie ? Quel métier est fait pour vous ? Avez-vous peur du changement ?…. L’auteur aborde également comment quitter intelligemment son travail et bien d’autres questions que vous vous posez certainement. Bien évidemment, tout n’est pas à prendre pour paroles d’évangile car il s’agit avant tout de l’expérience de l’auteur. Toutefois, chacun y trouvera sans doute des clés et astuces pour réussir la transition vers la reconversion professionnelle.

Avant de vous lancer à la recherche d’une formation, il est également très important que vous fassiez une petite étude du marché de l’emploi. Cela vous évitera de vous engager dans une formation qui n’offre pas ou peu de débouchés.

Quelques témoignages pour vous encourager*.

Aurélie, 38 ans. Elle a décidé de changer de cap et elle en est ravie. Après avoir quitté la société où elle travaillait en tant que Responsable de pôle digital, elle suit une formation pour devenir coach spécialisé en transition professionnelle. Son employeur annonçait un plan de licenciement économique où quinze personnes devaient partir. Pour Aurélie, c’était le moment où il fallait que tout change. Elle s’est alors portée volontaire pour quitter la société. Aujourd’hui elle a monté sa boite de coach en transition professionnelle. « C’est appréciable à presque 40 ans de se lancer dans un nouveau projet où il a fallu apprendre de nouvelles techniques ou approches. Mais la richesse vient également de notre expérience passée ! »

Bertrand Vallette, 49 ans. Il travaillait comme pisteur-secouriste-artificier dans une station de ski en Isère (France), métier qu’il a passionnément exercé durant 18 ans. Suite à un grave accident de travail, il décida de se reconvertir. Il est aujourd’hui intervenant qualité/hygiène/sécurité et environnement (QHSE) dans les secteurs du pétrole pour l’international. Le désaccord de son entourage n’a pas entamé sa détermination à opérer cette reconversion professionnelle. Il avait pris sa décision de se reconvertir et se sent bien plus heureux depuis cette prise de risque. « On sort d’une zone de confort où il faut chaque jour tout reconstruire et c’est ça qui est bon. Je ne regrette absolument rien ». Son conseil : FONCEZ ! Il y aura certes des moments de panique et autres peurs de l’inconnu, mais aussi des prises de conscience. Surtout ne baissez pas les bras car il s’agit de votre VIE et on en n’a qu’une !

Julien Aymard, 32 ans.  Il a décidé de passer du monde de la finance à celui de l’agriculture. Pour cela, il a créé son entreprise, la Ferme des Volcans. Il assure spécifiquement la commercialisation d’oignons, d’échalotes et d’ails, cultivés en Auvergne (France). Il raconte que cette reconversion a été facilitée par un soutien sans faille de la part de ses proches : « Mes parents et grands-parents sont entrepreneurs. Ma compagne m’a aussi énormément motivé dans ce changement de vie, ça m’a beaucoup aidé ! J’ai été encouragé et soutenu à chaque étape de cette reconversion. Cela a été un véritable atout pour réussir ce projet. » Voici son conseil: « Si vous avez envie de vous lancer, alors lancez-vous. Si vous hésitez trop, c’est que l’envie n’est pas assez forte ou le projet pas assez préparé. N’hésitez pas à vous former, à écouter les témoignages d’entrepreneurs, ça aide ! Sachez vous entourer, bien réaliser toutes les étapes préparatoires au lancement de votre entreprise. Soignez votre étude de marché, votre positionnement, votre stratégie de lancement. N’hésitez pas à parler de votre projet autour de vous, c’est primordial d’avoir le ressenti des gens. Foncez ! »

Lisez des dizaines d’autres témoignages de reconversion professionnelle sur https://www.nouvelleviepro.fr/temoignages

Mon conseil: il n’y a pas de reconversion professionnelle à risque zéro. Si vous ressentez au-dedans de vous que le temps est venu d’écrire un autre chapitre de votre carrière professionnelle, ne laissez pas le doute ou la peur de l’échec vous étouffer. Fixez-vous des objectifs clairs, élaborez un plan d’actions et surtout faites-vous conseiller par des personnes qui sont déjà passées par cette étape. Par dessus tout, n’abandonnez pas ! Poursuivez votre but jusqu’à son accomplissement, car cela changera non seulement votre vie mais aussi celle de beaucoup d’autres personnes pour qui vous serez une solution.

*Source: https://www.nouvelleviepro.fr/

Les clés pour opérer une reconversion professionnelle sans se tromper

Après des années d’expériences professionnelles, il y a souvent une routine qui s’installe. Deux options s’imposent à certains: changer d’employeur ou changer de poste. Pour d’autres, c’est le moment d’opérer un revirement important : celui de changer d’orientation professionnelle ou de se mettre à son compte. Avant toute décision, il est nécessaire de se poser les bonnes questions (et d’y trouver des réponses) sur les motivations réelles de ce besoin de changement.

La reconversion professionnelle touche plus de 56% * des personnes actives. Elle est désormais un facteur d’épanouissement professionnel dans plus de 60% des cas. Les raisons évoquées par la plupart des candidats à la reconversion sont: la forte pression des employeurs, la recherche d’un meilleur équilibre entre la vie professionnelle et la vie familiale, la faible augmentation des salaires et la réalisation personnelle. Quelle que soit la motivation, une reconversion professionnelle doit respecter des étapes et ne pas être faite sur un coup de tête.

Quels sont les signaux d’alerte pour repérer un besoin de reconversion? Stress, burn out, lassitude, manque de reconnaissance, perte de sens, dissonance …. doivent faire prendre conscience qu’il y a un mal-être. Mais au-delà du mal-être, il convient de se poser quelques questions clés comme: Quelle est l’ampleur du changement à mener? Pour quoi faire? La reconversion est-elle nécessaire? Quelles sont les autres options? Quel est mon travail idéal?

Prenez le temps de répondre à ces questions avant de poursuivre la réflexion !

Une fois la décision de reconversion prise, des étapes sont à suivre.

  1. Réaliser un bilan professionnel et / ou un test d’orientation : le bilan professionnel vous permettra de préparer votre évolution professionnelle. C’est l’occasion d’analyser vos compétences professionnelles et personnelles, vos aptitudes et vos motivations. Ce bilan a généralement lieu avec l’aide d’un spécialiste des ressources humaines et permet de définir un projet professionnel réaliste et adapté au marché de l’emploi et, le cas échéant, à la définition d’un projet de formation continue ou complémentaire.
  2. Élaborer un plan d’actions : ce plan d’actions doit être cohérent, efficace et défini dans le temps. Il doit comporter les talents, les compétences et les atouts dont vous avez besoin pour votre projet, ainsi que le détail des étapes de l’exécution de votre projet, y compris le mode de financement.
  3. Faire appel à une aide extérieure : ne travaillez pas à votre reconversion professionnelle en vase clos. Ouvrez-vous à un regard extérieur pour éviter les erreurs. Cette aide peut être soit un mentor, soit un coach, soit un conseiller en orientation ou en ressources humaines. Elle sera votre moteur et vous motivera quand vous en aurez besoin. Le rôle de cette personne est de s’assurer d’une part, de la cohérence du plan d’actions avec vos aspirations personnelles, et d’autre part de veiller au suivi de l’exécution de ce plan d’actions, tout en y apportant son expertise.

Mon conseil : la reconversion est une décision qui affecte profondément les perspectives de vie. Elle doit être mûrement réfléchie et surtout fondée sur de solides bases. Je vous recommande en guise de test d’orientation, un outil exceptionnellement complet qui a déjà fait ses preuves à travers le monde en aidant des milliers de personnes à trouver leur voie. Il s’agit de Career Direct. C’est un outil qui permet de vous évaluer dans quatre domaines : Personnalité, Centres d’intérêts, Compétences & capacités, Valeurs. C’est le seul outil d’orientation à ce jour qui permet d’évaluer dans 4 domaines différents. Grâce à cet outil, vous pourrez envisager plus sereinement votre reconversion dans un domaine qui correspond à votre personnalité, vos centres d’intérêts, vos capacités et vos valeurs.

Le +: Avec Career Direct , vous apprendrez beaucoup sur votre profil dans le domaine du travail et vous aurez une bonne description des emplois qui vous correspondent le mieux. Cette évaluation vous apporte une information de valeur pour réussir votre planification de carrière. Pour avoir personnellement fait ce test, je puis vous assurer qu’il en vaut le détour. Des consultants certifiés Career Direct sont disponibles au Bénin et en Afrique de l’Ouest, pour vous accompagner dans votre démarche et vous coacher au besoin. Je serais ravie de partager en commentaires leurs coordonnées pour ceux qui sont intéressés.

Pour en savoir plus: https://careerdirect-ge.org /

NB: Je consacrerai l’un de mes prochains posts à une présentation détaillée de Career Direct.

* Source: AFPA

 

Utilité du projet professionnel

Crédit photo : Cliché mignon

En matière de recherche d’emploi, nous entendons le plus souvent parler de CV, lettre de motivation et entretien d’embauche. Mais il y a une étape préliminaire très importante: celle de la construction du projet professionnel. Cette étape est bien souvent négligée (voire ignorée) dans le processus d’insertion professionnelle. Qu’est-ce que le projet professionnel? Pourquoi est-il utile? A qui est-il destiné et comment le bâtir?

Lorsque le recruteur demande, au cours de l’entretien d’embauche « Quel est votre projet professionnel? », beaucoup de candidats perdent pied. Pourquoi? Parce que c’est un sujet qui n’est quasiment pas abordé au cours de nos longues années d’études, ni même lors de notre préparation à la recherche d’emploi. Cette question est pourtant centrale pour bien rédiger la lettre de motivation, mais pas seulement. Elle constitue également un socle fondamental pour réussir les entretiens d’embauche. En effet, ce qui fait la différence entre deux candidats au cours d’un processus de recrutement, ce n’est pas la longueur du CV, mais la capacité à se projeter et à formuler des objectifs professionnels clairs, peu importe que le CV ne compte à son actif que des stages ou seulement quelques années d’expérience.

Le projet professionnel, c’est l’expression de ce que vous recherchez en termes de :

  • Métier (que vous voulez et pouvez assumer)
  • Responsabilités (que vous voulez et pouvez assumer)
  • Entreprise que vous voulez rejoindre de par son secteur d’activité, sa taille, sa culture, ses projets, son style de management, ses valeurs etc…

Comme pour tout projet, il faut que le projet professionnel définisse :

  • un objectif, c’est-à-dire l’activité professionnelle
  • une stratégie : c’est-à-dire un plan d’actions pour réaliser cet objectif
  • des ressources :  qualités personnelles, connaissances (savoirs), compétences techniques et comportementales, réseau de relations, sources d’informations formelles et informelles…
  • un planning prévisionnel : étaler des actions dans le temps mais aussi les étapes intermédiaires éventuelles.
Les étapes de la construction du projet professionnel sont récapitulées ici.
Le projet professionnel est un guide indispensable pour mener à bien votre stratégie de recherche d’emploi et suivre la bonne direction. Il n’y a pas de meilleur moment pour faire son projet professionnel. Dès la classe de Seconde, il est bien de lancer des ébauches de réflexion sur son projet professionnel. L’entrée à l’université et la fin des études universitaires sont des moments critiques où se pose avec acuité la question du projet professionnel. Mieux vaut ne pas attendre ses premiers échecs en entretien d’embauche avant de réagir. Certains pourraient trouver inutile de définir un projet professionnel, par crainte de restreindre le champ de leur recherche d’emploi ou de passer à côté d’opportunités. Mais, soyons rassurés! Le projet professionnel n’est pas figé. Il peut être modifié, enrichi ou même abandonné selon les expériences vécues, les opportunités, la réalité du marché ou simplement à cause des aspirations personnelles. Par exemple, les stages professionnels peuvent être l’occasion de confirmer ou d’infirmer un projet professionnel. C’est ainsi qu’un étudiant en médecine qui avait pour projet professionnel de faire une spécialité en pédiatrie peut finalement se découvrir une passion pour la chirurgie.
Toutefois, le risque de dérapage ou de se laisser conduire sur des routes inappropriées ou sans issue est bien plus grand lorsqu’on n’a pas défini au préalable des repères. Le projet professionnel est un repère ou une balise qui sécurise le parcours professionnel. En cas de changement d’orientation, il est plus aisé de justifier ses choix, face à un recruteur.

Comment savoir si votre projet professionnel est pertinent?  Voici trois critères qui peuvent vous y aider :

  • Vous savez l’exprimer en moins d’une minute
  • Vous savez l’écrire en quelques lignes
  • Vous savez quel type d’entreprise vous voulez rejoindre et pourquoi
Grace au projet professionnel vous vous positionnez sur le marché très concurrentiel de l’emploi comme une solution à un besoin et pas comme le « produit d’une université à la recherche d’un emploi ». Votre parcours est cohérent pour le recruteur qui aura plus de facilité à comprendre la valeur ajoutée que vous apporterez à son organisation. Travailler n’est plus un fardeau car vous discernez le but pour lequel vous vous levez chaque matin. Être épanouis dans notre travail, n’est-ce pas finalement ce que nous recherchons tous?

J’ai déniché pour vous un exemple de projet professionnel facile à suivre. Je vous invite à vous en inspirer pour commencer à travailler dès maintenant sur votre projet professionnel.

L’application mobile du Guide d’orientation des nouveaux bacheliers

A quelques jours de la clôture des inscriptions des candidats à l’examen du baccalauréat, j’ai testé pour vous, l’application mobile du Guide d’orientation des nouveaux bacheliers. Pourquoi cette application? Quelles sont les nouveautés? Quels sont ses atouts? et quelles améliorations à prévoir pour les années à venir?

L’office du bac du Bénin a ouvert les inscriptions à la session unique de juin 2018, depuis le vendredi 15 décembre 2017. La clôture des inscriptions est fixée au vendredi 26 janvier 2018. L’innovation majeure des inscriptions de cette année, c’est bien entendu la création de l’application mobile du Guide d’orientation des nouveaux bacheliers, un outil d’aide au choix de filières dans les universités nationales du Bénin.

En quoi consiste au juste cette application? En réalité, elle n’est rien d’autre que la version mobile du Guide d’orientation édité chaque année par le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique (MESRS). L’application est disponible dans sa version de Février 2017 et est offerte par le MESRS et ACUPro (Appui aux Centres Universitaires Professionnelles). Son installation sur votre android ne prend pas plus de cinq (5) minutes chrono et est gratuite (hors coût de la connexion internet). Si vous n’avez pas encore cette application et que vous souhaitez connaitre les filières de formation existant dans nos universités nationales, il vous suffit d’aller dans PLAY STORE (le plus souvent déjà installé sur votre téléphone) et de rechercher GUIDE D’ORIENTATION DES NOUVEAUX BACHELIERS. Une fois installée, vous pouvez démarrer l’exploration de l’application.

Le menu de l’application est réparti en deux rubriques: « Universités » et « A propos ». Dans la rubrique A PROPOS, nous retrouvons: le préambule, le mot du ministre et FS ACUPRO. Bien entendu la rubrique essentielle pour nous est celle des UNIVERSITES. Les filières y sont classées par université: Université d’Abomey-Calavi, Université de Parakou,  UNSTIM Abomey, UNA de Porto-Novo. On retrouve dans cette même rubrique, la liste des universités privées autorisées répertoriées sous l’intitulé Établissements privés, ainsi que les matières de sélection pour l’admission dans les différents établissements de nos universités nationales.

La création de cette application mobile entre dans le cadre des mesures correctives apportées par le MESRS au mode de sélection des bacheliers pour l’accès en première année dans les universités nationales du Bénin. Cette application mobile facilite la sensibilisation des candidats au bac sur les filières de formation disponibles dans les écoles et institutions publiques du Bénin. Ce qui me plait le plus dans cette application, c’est qu’elle rend enfin l’information accessible et disponible pour tous, peu importe que l’on soit à Nikki, Tanguiéta, Savalou, Porto-Novo ou Cotonou. L’information sur les filières est désormais à portée de main (et ce n’est plus juste une expression!). Rien que pour cela, cette applicable a toute sa raison d’être.

L’autre avantage que présente cette application est qu’elle rend la recherche des filières très simple. Plus besoin de tourner des dizaines de pages avant de trouver entre deux lignes la précieuse information recherchée. En partant de l’université, la recherche de la filière devient très aisée. Le plus de cette application selon moi: l’affichage de l’information. Lorsque vous cliquez sur l’université et la filière de votre choix, le détail du résultat de la recherche s’affiche sur l’écran de votre téléphone en précisant: Nom de l’établissement, l’intitulé de la formation, le diplôme préparé, le(s) bac requis et les débouchés. Ce que j’aime également dans cette application, c’est la présentation des matières de sélection. Elles sont en effet directement classées par filières, avec le rappel des séries, la liste des matières et les coefficients appliqués. Ce qui fait de cette application un outil pratique et utile pour nos futurs bacheliers.

Le seul bémol de cette application, c’est l’absence d’informations consistantes sur les filières dans les établissements privés. L’application mobile gagnerait à être davantage renseignée sur les filières du privé pour assurer un meilleur équilibre et surtout pour être un outil d’accompagnement plus complet.

Pour finir, je recommande à la direction du ministère en charge de la promotion de cette application de renforcer la communication pour informer le plus grand nombre sur l’existence de l’application afin d’en augmenter le nombre d’utilisateurs. Les parents étant au cœur de l’orientation de leurs enfants, il convient par ailleurs de mettre en place une stratégie efficace pour les sensibiliser également afin de ne pas les laisser en marge de cette innovation, qui constitue une solution pour les aider à mieux accompagner leurs enfants.

 

 

Préparer et réussir son orientation scolaire

Préparer et réussir son orientation scolaire, un casse-tête pour plus d’un élève. A quelques semaines de l’ouverture des inscriptions à l’examen du BAC couplée désormais avec les préférences de filière à l’université (pour ceux qui optent pour les études dans l’une de nos universités publiques), nous allons commencer à nous poser les bonnes questions et explorer les pistes de solutions pour limiter les erreurs d’aiguillage.

Lorsque je suis face à des jeunes qui ont besoin de conseils en orientation, je constate d’une part qu’ils manquent de repères et d’autre part qu’ils n’ont pas confiance en eux (ce qui est relativement normal à cet âge). Le point commun de ces jeunes est qu’ils ignorent tout de leurs aptitudes personnelles et de leurs faiblesses. Pour les aider à poser les premières bases, je les soumets à un test de personnalité. Le web regorge de milliers de test de personnalité aussi fiables les uns que les autres. Mais celui qui a ma préférence, c’est le Myers Briggs Type Indicator (MBTI). C’est un test facile à faire et qui vous aide à comprendre votre type de personnalité, à découvrir vos forces et vos axes d’amélioration.

Pourquoi faire un test de personnalité avant d’aborder la question de l’orientation? Parce qu’il est important de vous connaître, de comprendre vos réactions et ce qui motive vos choix. Il est ainsi plus facile de trouver le métier qui vous correspond le mieux et donc la formation. Pour découvrir votre type de personnalité, je vous invite à faire le test de personnalité MBTI en cliquant ici.

Maintenant que vous connaissez votre type de personnalité, voici quelques questions essentielles auxquelles vous devez vous appliquer à répondre avec précision:

  1. Quels sont vos centres d’intérêt en dehors de l’école? A quoi vous intéressez-vous? Quelle est votre passion? Il s’agit de toutes les activités que vous faites uniquement par envie et qui vous procure du plaisir (sport, musique, théâtre, lecture, bricolage….). Qu’aimez-vous le plus dans cette activité?
  2. Quel type d’études vous attire? (longues ou courtes). Qu’on se le dise une bonne fois pour toutes. Nous n’avons pas tous la capacité de suivre des études longues. D’autant plus que les études longues ont un coût! Les études courtes durent 3 ans au maximum (BTS, DUT, DTS) alors que les études longues peuvent aller au-delà de 5 ans (Master, Doctorat). Les études longues sont pour les profils qui sont certains de leur vocation, alors que les études courtes sont destinées à ceux qui visent une intégration rapide sur le marché de l’emploi.
  3. De quel encadrement avez-vous besoin? Vous mettez-vous au travail seul ou avez-vous besoin d’un encadrement? Selon que vous soyez en faculté ou en école, les réalités ne sont pas identiques. La faculté est adaptée aux profils indépendants et organisés qui n’ont pas besoin d’un suivi régulier. Si par contre les systèmes de contrôles continus vous rassurent et que les effectifs pléthoriques vous font peur, optez plutôt pour l’école spécialisée ou professionnelle.
  4. Quel est mon projet professionnel? Quel métier vous attire? Que connaissez-vous du métier? Quels sont les secteurs d’activités qui vous intéressent pour exercer ce métier? Ce métier offre-t-il des débouchés? Quels sont vos atouts et faiblesses par rapport au métier?
  5. Comment vous voyez-vous dans 10 ans? Qu’attendez-vous de votre métier ?
  • Qu’il vous apporte un niveau de vie plus ou moins élevé en fonction de vos désirs?
  • Qu’il vous permette de vivre votre passion : faire ce que vous aimez et pouvoir gagner votre vie avec cela?
  • Qu’il vous permette de vous dépasser, quitte à sacrifier tout le reste?
  • Préférez-vous être un indépendant ou un salarié ? (Auriez-vous les capacités à vous gérer seul, ou préféreriez-vous travailler en équipe ?)
  • Quelle place aura le travail dans votre vie : un gagne-pain pour vous et votre famille future ? Ou votre épanouissement passe-t-il par votre réussite professionnelle ?

Si vous avez réussi à passer l’étape du choix du métier, BRAVO! Sachez que vous venez de franchir une étape importante. Tout ce qu’il vous reste à faire à présent, c’est d’éplucher les brochures des établissements et faire le choix de filière qui se rapproche le plus de votre idéal d’orientation.

Quelques liens utiles pour découvrir les métiers:

http://www.onisep.fr/Decouvrir-les-metiers

http://www.letudiant.fr/futurs-metiers.html

http://www.studyrama.com/formations/fiches-metiers/

Rôle des parents dans l’orientation de leurs enfants

Les parents sont au premier plan lorsqu’il est question de l’orientation de leurs enfants. Comme pour la scolarisation, ils sont préoccupés par leur avenir. Dans leur désir de voir réussir leurs enfants, certains parents transposent parfois leurs propres rêves sur ces derniers, leur déniant ainsi toute volonté personnelle. Comment accompagner efficacement l’enfant, sans pour autant lui imposer un choix ? Quelles sont les attentes des enfants vis-à-vis de leurs parents, quant à leur orientation ?

Bien que primordiale, l’orientation est un sujet complexe aussi bien pour les parents que pour les enfants. La classe de terminale est d’ailleurs une étape sensible et une source d’anxiété pour eux. D’une part, l’examen du Bac est une expérience plus ou moins intimidante. D’autre part, il se pose la question du choix de filière et d’université. Lors des éditions du Salon des Formations Supérieures et de l’Orientation que nous organisons chaque année, nous rencontrons trois catégories de parents qui sont représentatives de la réalité.

La première catégorie est celle qui veut aider les enfants à faire un choix judicieux, mais ne sait pas par quel bout commencer. La majorité des parents qui viennent vers nous sont dans cette catégorie.

La deuxième catégorie est celle des parents qui ont déjà un choix pour leurs enfants et utilisent l’opportunité du salon pour le convaincre du bien fondé de leur décision. Ces parents sont pour la plupart des cadres d’entreprise ou exercent des professions libérales. Ils sont le plus souvent motivés par le désir de « passer le flambeau » en toute sérénité.

Dans la troisième catégorie, nous retrouvons les parents dont les enfants ont déjà un choix mais auxquels ils n’adhèrent pas. Soit, parce qu’ils ignorent tout du domaine choisi, soit parce qu’ils n’ont pas les moyens de financer les études choisies, soit parce qu’ils nourrissent secrètement d’autres ambitions pour leurs enfants.

Il est opportun de rappeler ici que tous les parents aiment leurs enfants et veulent pour eux ce qu’il y a de meilleur. La position du parent dans l’une ou l’autre des catégories mentionnées ci-dessus, ne signifie nullement qu’un parent est meilleur à l’autre. Comment donc jouer son rôle de parent au moment de l’orientation?

Parents, vos enfants ont besoin de votre soutien! Ils attendent que vous les accompagniez et que vous soyez présents à leurs côtés….sans être envahissants. L’orientation scolaire et professionnelle est une décision personnelle qui emmène l’enfant à marquer son indépendance. Sachez, parents, que vous avez votre mot à dire mais que la décision finale appartient à votre enfant. Le laisser décider va le responsabiliser et l’obligera à assumer aussi bien ses succès que ses échecs.

Voici trois attitudes que je recommanderais à tout parent :

  • L’écoute et la discussion : la communication entre parents et enfants est essentielle pour établir une relation de confiance. Même si vous ne partagez pas son point de vue, écoutez-le et encouragez-le à s’exprimer. Puisez dans ses expériences passées (activités scolaires, extra-scolaires ou talents personnels) pour ressortir ses atouts et lui faire prendre conscience de ses capacités personnelles. Vous réussirez ainsi à dissiper ses inquiétudes. Partagez votre vie professionnelle avec votre enfant.  Parlez-lui de vos remises en question sur vos choix en début de carrière et les moyens par lesquels vous avez réussi à vous tracer un chemin professionnel satisfaisant et viable.
  • L’accompagnement : cela se traduit par une présence effective auprès de votre enfant lors des différentes démarches : recherches documentaires, visites de salons, montage des dossiers de candidature, Journées Portes Ouvertes des écoles etc… L’accompagnement peut aussi être moral. C’est-à-dire, aider votre enfant à surmonter les moments qu’il perçoit comme cruciaux (résultats de concours; préparation aux oraux; décision de réorientation éventuelle …).
  • L’influence positive: votre enfant donnera le meilleur de lui s’il se sent encouragé. Montrez-vous patients et confiants! De plus, il faut prendre conscience que le premier choix d’orientation est, certes important pour un début de carrière mais que tout au long des expériences professionnelles, de nouvelles options et des opportunités se présenteront. L’orientation ne se fait pas uniquement en classe de terminale, mais peut être un processus qui s’étale sur toute la vie.

Au besoin, invitez une tierce personne dans les discussions. Privilégiez une personne au regard neutre, objectif et sans parti pris qui saura jouer un rôle de médiateur si les échanges sont difficiles, tout en remettant au centre le bien-être de l’enfant. Le plus souvent, cette personne est soit un proche de la famille, soit un spécialiste de l’éducation et idéalement un Conseiller en Orientation.